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Ecologie et Jeux olympiques, un mauvais exemple ?

Une compétition avec un impact écologique non-négligeable .

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Notre impact environnemental, notre empreinte écologique et nos comportements polluants sont au cœur des débats scientifiques depuis des dizaines d’années. Nos sociétés contemporaines commencent s’en soucier davantage, néanmoins, le sujet reste secondaire dans le paysage médiatique.  

 Le monde du sport assume de plus en plus sa part de responsabilité et prône de nouvelles valeurs plus éthiques et responsables. Il exprime son envie de travailler pour limiter au maximum ses conséquences environnementales et pour accompagner les changements de comportement. Mais la réalité ne semble pas si prometteuse.  

Cette année, les Jeux olympiques d’hiver se déroulent à Pékin du 4 au 20 février 2022. Tous les 4 ans, l’événement est suivi par des centaines de millions de téléspectateurs avec 109 épreuves qui sont disputées et 15 disciplines mises en avant. Les organisateurs des JO de Pékin annoncent « organiser des Jeux respectueux de l’environnement, fédérateurs, ouverts et propre. »  

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Les promesses des organisateurs  

  • L’installation de parcs éoliens et panneaux solaires à proximité des lieux de compétition, 
  • La protection des écosystèmes locaux et le contrôle de la consommation d’eau, 
  • L’utilisation de l’électricité et de l’hydrogène pour faire rouler plus de trois-quarts des véhicules utilisés au cours de l’événement, 
  • Le développement d’avantages à long terme pour les communautés et économie locale, 
  • La réduction et compensation des émissions carbones, 
  • L’amélioration de la qualité de l’air. 

Même si les organisateurs ont publié un rapport de durabilité de 130 pages concernant leurs engagements, deux éléments importants semblent montrer que les promesses ne semblent pas toutes tenues.  

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D’abord et du fait que les JO soient organisés dans une région connue pour sa sécheresse hivernale, près de 10 kilomètres de pistes ont été recouverts par de la neige artificielle. La création de cette neige a pour conséquence une consommation électrique conséquente, avec l’utilisation de 100 générateurs de neige et 300 canons, mais aussi une grande consommation d’eau (185 millions de litres d’eau ont été prélevés dans les bassins-versants voisins), ce qui correspond à la consommation moyenne annuelle d’une ville de 12 000 habitants en Chine.

Cet événement risque de menacer les réserves en eau locales alors que la région subit déjà un manque constant de cette ressource. En effet, Pékin ne peut compter que sur 300 m3 d’eau par an et par habitant. En outre, la problématique de la neige artificielle, cette dernière peut altèrer la qualité des compétitions, car cette fausse neige est de moins bonne qualité que l’eau de pluie naturelle pouvant ainsi impacter les performances des athlètes.   

Ensuite, un domaine skiable a été construit, pour l’occasion, dans la réserve naturelle protégée de Songshan à Yanqing après l’abattage de plus de 20 000 arbres menaçant ainsi certaines espèces.  

Cependant, les coûts écologiques liés au transport aérien seront réduits grâce ou à cause de la pandémie par rapport aux JO précédents, car seuls les résidents chinois pourront y assister. 

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Les réactions  

Les dégradations environnementales mises en lumière ne sont pas propres aux JO de Pékin. Greenpeace déclarait en 2015, à propos des Jeux de 2008, que « déplacer les industries polluantes en dehors de la ville ne suffit pas à garantir une amélioration durable de la qualité de l’air ».

La problématique environnementale risque de remettre en cause la légitimité des JO d’hiver à long terme.

Perrine Laffont, championne olympique de ski de bosses, déclarait que « les Jeux ont des valeurs écologiques et de pérennité. Il faut se servir des Jeux, qui sont un événement international, pour montrer l’exemple. »  

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Les critiques des ONG se font entendre, mais les politiques et les athlètes se montrent également de plus en plus défavorables à l’organisation des Jeux olympiques.

Certains parlent de Greenwashing tandis que d’autres appellent au boycott, car les JO ne respectent selon eux pas les valeurs écologiques et responsables guidant de plus en plus nos sociétés contemporaines.

D’autres collectifs déplorent « l’absence totale de démocratie dans les processus de transformation urbaine ».  Arnaud Gauffier de WWF France déclarait que « les choix des sites sont très politiques, donc les considérations environnementales, de savoir s’il y a de la neige ou pas, arrivent en dernier. » 

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Il est également certain que l’organisation de ce genre d’événement est menacée par le réchauffement climatique. Selon une étude publiée en janvier 2022 dans la revue Current Issues in Tourism, à la fin du siècle, si aucune réduction d’émissions de gaz à effet de serre n’est réalisée, les JO ne pourraient être organisés qu’à un seul endroit, à Sapporo au Japon.  

Quel avenir pour les JO ? 

Alors que les Jeux olympiques 2022 de Pékin font parler, ceux de 2024 qui se dérouleront à Paris promettent un engagement environnemental certain. Les organisateurs souhaitent initier « une nouvelle ère dans l’organisation des Jeux olympiques et Paralympiques. »

Ces derniers ont signé l’initiative Sports for Climate Action de l’UNFCCC et la Charte des 15 engagements responsables du Ministère des Sports. Ils veulent marquer la rupture avec l’histoire des Jeux en prenant compte des enjeux climatiques et environnementaux liés à la conception de ce type d’événement.   

Les organisateurs aspirent à devenir le premier grand évènement sportif à contribution positive pour le climat, c’est-à-dire réduire les émissions liées à l’organisation des Jeux et compenser plus d’émissions de CO2 que celles émises.

Pour cela, ils se sont engagés à ne construire que deux sites et à utiliser des constructions préexistantes réduisant ainsi l’impact carbone et permettant la mise en avant de l’architecture française. De plus, ils s’engagent à mettre en place un plan de compensation volontaire si toutes les émissions carbones ne sont pas toutes évitées en créant des systèmes de captation de CO2 ou en supportant la préservation des forêts et océans.   

Des promesses ambitieuses et prometteuses pour un impact écologique positif.   

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